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Coin de l'écrivain

Ecrire son histoire pour un premier livre

De retour d’un salon sur le développement personnel, je me pose aujourd’hui une question fondamentale. J’ai en effet eu l’occasion de rencontrer des auteurs et des conférenciers qui, pour leur premier livre, ont raconté leur histoire. Cela m’amène à me demander si, moi aussi, je ne pourrais pas raconter la mienne.

Ces livres relatent des parcours personnels dans lesquels, à la manière d’un héros, les auteurs racontent comment ils se sont sortis d’une situation périlleuse. Comment ils ont survécu, vécu un drame ou encore accédé à une meilleure version d’eux-mêmes.

Pour un premier livre, je trouve l’idée plutôt bonne. D’abord parce que à l’évidence on connait bien le sujet quand on parle de sa propre vie.

Ensuite parce que le personnage principal étant nous-même, on gagne du temps sur la construction des personnages.

Enfin parce que notre histoire personnelle trouvera toute sa place auprès de personnes ayant surmonté une épreuve similaire.

Qui peut écrire un premier livre basé sur sa propre histoire?

J’ai tendance à dire tout le monde. Nous avons tous des histoires et des chemins de vie différents, mais une constante se dégage: nous surmontons tous des épreuves.

Qu’il s’agisse de drames familiaux, de l’enfance, d’accident de la vie ou même de la perte d’un proche, tout le monde a connu une situation inconfortable.

Ce qui fait la magie de ces livres, c’est le chemin parcouru pour se sortir de la situation. Finalement, on retrouve la trame scénaristique intéressante à exploiter et les notions de voyage du héros.

Je pense que tout le monde peut raconter une facette de sa vie et écrire un premier livre qui trouvera son public.

Les histoires compliquées

Toutefois, certaines règles s’appliquent lors de l’écriture d’un livre basé sur des faits réels. Vous devez faire attention à ne pas tomber dans trois biais: l’injure, la diffamation et l’atteinte à la vie privée.

L’injure est constituée par « toute expression outrageante, termes de mépris ou invective, qui ne renferme l’imputation d’aucun fait précis » alors que la diffamation est « toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne.


L’article 9 du Code Civil stipule que « chacun a droit au respect de sa vie privée… » Ce principe est également repris dans la convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui affirme à l’article 8:  “Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile, de sa correspondance (…).”

Source: desdroitsdesauteurs.fr

Injure

En cas d’injure, vous risquez jusqu’à 12 000€ d’amende. Toutefois, la personne dispose de trois mois pour se retourner contre vous après la publication de votre livre.

Si vous voulez éviter d’être embêté, il faut vous assurer qu’on ne puisse pas identifier clairement la personne. Changez les noms et les lieux pour brouiller les pistes.

Diffamation

Dans le cas de la diffamation, vous risquez jusqu’à un an d’emprisonnement et 40 000€ d’amende. Plus la personne incriminée est haut placée, plus vous risquez de prendre cher.

Si la personne est clairement identifiable, vous risquez la condamnation. Ici, changer les noms ne sera pas toujours suffisant.

Atteinte à la vie privée

Pour l’atteinte à la vie privée, il faut là aussi que la personne soit clairement identifiable par le lecteur. Il s’agit d’une faute civile, donc vous risquez de devoir verser des dommages et intérêts.

Le délai de prescription est de 5 ans.

Puis-je utiliser un nom de plume pour me couvrir?

Vous pensez utiliser un pseudonyme pour cacher les liens et vous en sortir indemne? Faux.

Votre maison d’édition devra déclarer votre vrai nom lors de l’enregistrement du livre au dépôt légal, information qui peut être divulguée.

Idem si vous décidez de recourir à l’autoédition, vous devrez à un moment donner votre vrai nom.

Pourquoi raconter son histoire?

Si vous pensez écrire votre premier livre pour déverser le torrent de haine contre votre famille sans autre but précis, je ne vois pas personnellement l’intérêt.

Faites plutôt de la courrier thérapie. Déjà vous ne risquerez pas de vous prendre un procès, ensuite cela aura vraiment du sens.

Les livres inspirants sont les meilleurs. Racontez votre chemin et ce que vous y avez appris, ce qui vous a fait grandir. Parce que dans le cas contraire, même si nous sommes tous adeptes des faits divers plus ou moins sordides, vous n’apportez pas votre pierre à l’édifice.

Les gens qui lisent les livres dans lesquels on raconte une vraie histoire veulent savoir comment la personne s’en est sorti pour faire la même chose. Ils cherchent de l’espoir, une main tendue, une voie à explorer, une lumière au bout du tunnel.

Tant qu’à raconter votre parcours de vie, faites-en quelque chose qui a du sens pour aider les personnes qui vous liront. C’est à mon avis la meilleure manière d’écrire un premier livre en partant de soi.

C’est à vous!

Avez-vous déjà pensé à raconter une partie de votre vie pour écrire votre premier livre? Laissez un commentaire ci-dessous!

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