Coin de l'écrivain

L’écrivain qui n’écrivait pas.

Le 15 janvier dernier, je vous annonçais me lancer dans un Grand Défi d’écriture: 70 exercices, 23 semaines et mon premier roman publié. Je veux devenir écrivain et vivre de ma plume. Voilà le cœur de mon rêve.

8 semaines après le début de ce challenge, je fais un point pour voir un peu où j’en suis.

J’ai réalisé une quinzaine d’exercices, que vous pouvez retrouver sur le blog dans la catégorie “exercices d’écriture”.

Les premiers exercices que j’ai réalisés, consacrés à la mise en place de l’écrivain et aux premières questions fondamentales d’organisation, sont compilés dans la section “Débutants, commencez ici”.

Bilan de ces exercices

Avec ce chiffre de 15 exercices, je suis légèrement en retard sur le programme puisque à l’heure où j’écris ces lignes, je devrais en comptabiliser 24.

En fait j’étais partie sur les exercices de la méthode de Laure d’Astragal qui propose la réalisation de 70 exercices. Mais au fur et à mesure, je me suis éloignée de cette méthode pour aller en découvrir d’autres. J’ai aussi au fil de mes lectures commencé à inventer mes propres exercices.

Ce n’est pas très grave parce que chacun des exercices réalisés m’a vraiment fait progresser. J’ai aussi eu de bons retours de votre part sur ces exercices, ce qui m’a beaucoup touchée et je vous en remercie. Je garde le chiffre 70 en ligne de mire et je vais continuer à vous proposer des choses dans les semaines qui viennent.

En revanche ce qui m’interpelle le plus, c’est que je n’ai pas encore écrit une ligne de mon futur roman. Je me retrouve dans la peau d’un personnage qui ne me correspond pas, en tout cas, qui ne semble pas prendre le bon chemin pour réaliser ce Grand Défi.

Je suis un écrivain qui n’écrit pas.

Faut-il attendre d’avoir fini de faire le tour de la théorie pour passer à la pratique?

Je me rend compte que je suis en train de tomber dans un biais qui ne me plait pas. Par chance, je pense que je l’ai débusqué à temps.

En effet, je passe beaucoup de temps à étudier les théories des uns et des autres. Stephen King d’abord, et maintenant Joseph Campbell, dont la lecture de l’ouvrage “le héros aux mille et un visages” risque de me prendre de nombreuses semaines.

Etant donné qu’il y a à côté de ces deux approches une multitude d’autres choses à découvrir, il serait à mon avis peu constructif d’attendre d’avoir fait le tour du sujet pour m’attaquer à l’écriture de mon roman.

En outre, aurais-je un jour fait le tour de ce sujet? Rien n’est moins sûr.

Il est donc temps que je m’organise pour passer la seconde.

Devenir écrivain: mon temps d’écriture

Voilà ce que j’envisage. A partir de lundi prochain, je vais consacrer une heure pas jour à l’écriture de mon roman.

Je l’ai intégré dans mon nouvel emploi du temps, le matin, juste avant de passer à mes autres occupations du moment, du lundi au vendredi.

L’objectif: avoir terminé l’écriture du premier jet à la fin des 23 semaines du Grand Défi. Il me restera ensuite à passer à la relecture et à l’application de la formule magique de Maître King: jet 1 – 10% = jet 2.

Je vous invite à me suivre sur Instagram où je partagerai avec vous les contenus et résultats de ces sessions d’écriture. Je serais ravie de pouvoir partager avec vous ces temps fort de mon Grand Défi.

Cela vous permettra d’une part de participer à l’écriture de mon premier roman (vous vous féliciterez quand nous serons en tête de gondole à la FNAC dans quelques mois et que je mettrai votre nom sur le page de garde :-p).

Nous pourrons aussi échanger au sujet de nos difficultés au fur et à mesure si vous êtes dans la même démarche de vouloir devenir écrivain.

C’est parti! Au plaisir de vous retrouver lundi matin pour la première session!

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8 commentaires

  • Tiphaine

    Ouiiiiii ! C’est un gros piège, que tu peux généraliser par “je me lancerai quand ça sera le bon moment”. On tombe souvent dedans si on ne fait pas attention ! C’est bien que tu te sois déjà rendue compte du soucis =)

    Pour progresser, la théorie ne suffit pas de toute façon… Je pense qu’il est limite plus important de lire d’autres oeuvres et d’écrire soi-même 🙂

    Je suivrai attentivement tes avancées en tout cas ! ❤️

    • Elodie

      Exact! Lire d’autres œuvres est tellement important merci pour ce complément Tiphaine! D’ailleurs j’ai ressorti un vieux livre, enfin vieux on s’entend, de Marc Levy. Je l’ai retrouvé au fond de ma bibliothèque, jamais lu. Il est sur ma table de chevet cette semaine parce que je pense en effet que lire les autres peut aider à oser se lancer, améliorer son propre style, repérer les structures qui fonctionnent et aussi arrêter le temps de quelques lignes qui ne sont pas à soi d’être un peu trop ego-centré parfois! 😉

  • Elodie

    Effectivement, le risque de se laisser noyer par la théorie n’est pas toujours facile à éviter. Pour ma part, j’ai découvert les livres théoriques de King à Campbell, en passant par Truby, au fur et à mesure. Chaque nouvelle théorie venait donc compléter l’autre. Je vois toutes ses sources comme différentes boîtes à outils dans lesquelles piocher quand je me retrouve bloquer dans l’écriture – davantage que comme des lignes de conduite à suivre à tout prix. Pour certains problèmes, l’un des ouvrages va être plus utile que l’autre et inversement.

    • Elodie

      C’est une excellente idée en effet, car chaque approche est différente dans ces livres, il n’y a pas de méthode meilleure qu’une autre au final, juste une question d’affinités et de résonance avec sa propre manière d’aborder l’écriture. Je me note Truby au passage, j’ai vu son bouquin sur Amazon, je me suis juré de ne pas cliquer sur acheter avant d’avoir terminé Campbell mdr :p Merci!

  • Jérôme

    Le grand piège du “Je commencerai quand je serais prêt”… ou comment ne jamais commencer.

    Je suis un peu dans la même situation pour mon prochain roman. Je veux que le monde dans lequel il se déroule soit si complet que je n’en fini pas de peaufiner les détails. Au final, le monde se construit et l’histoire est toujours au point de départ. C’est triste en vérité.

    Ton article m’en a fait prendre conscience. Je me laisse jusqu’à la fin de la semaine pour construire ce monde, et ensuite je passe à l’étape suivante: mes personnages.

    Merci Élodie 🙂

    • Elodie

      Génial! Super contente que cet article t’es permis de refaire un point en milieu de parcours. C’est tout à fait ça, peaufiner les détails à l’extrême et se perdre peu à peu car un détail en pousse un autre…”Better done than perfect”! 😉

  • Diane Gingras

    Bonjour Élodie,
    Ton blog est super, je l’adore. Il est très bien structuré à mon avis.

    Pour lancer mon blog (BlogueurPro) moi aussi je me suis lancé un défi. Celui d’écrire un roman, de le publier et d’en faire un best-seller en 100 jours. Pas une petite affaire. Car parfois il faut viser les étoiles pour atteindre la lune. Je n’ai pas atteint la lune mais j’ai tout de même écrit mon roman du début à la fin pour 40,000 mots ce qui est honorable.
    D’ailleurs j’en suis fière même si je n’ai pas tout à fait réussi mon défi de 100 jours. Cependant je réalise que j’ai écrit en réalité pendant 32 jours et corrigé avec ajout/retrait pendant 4 jours. C’est bien, mais le problème c’est que ce ne sont pas des jours collés. J’ai commencé le 16 septembre 2018 pour finir le 26 février 2019 !!! Cela sur ** 23 semaines… étrange **.
    Depuis le 6 mars je vais à un atelier d’écriture avec Sarah Bigourdan et j’apprends énormément. Ce qui fait que je suis à la réécriture maintenant. Mon roman va prendre encore un peu de temps pour être complété. Mais c’est ok, je ne suis plus pressée. Je réalise que c’est mieux de prendre le temps qu’il faut et créer un travail de qualité.

    Allez on lâche pas et je vais faire les exercices d’écriture que tu proposes. Merci beaucoup

    • Elodie

      Bonjour Diane, merci pour ce retour d’expérience et bravo pour ton premier roman terminé! Je n’ai jamais testé les ateliers d’écriture, je me lancerai peut-être un jour pourquoi pas, curieuse de savoir ce que ça t’apporte au fil du temps 🙂 Tu peux être fière de toi 40 000 mots pour une première c’est en effet honorable. J’ai lu récemment que de toute façon il ne fallait pas trop s’en faire car les premiers jets des premiers romans sont “toujours nuls” mdr. c’est à la fois flippant et très rassurant, comme on dit c’est en forgeant qu’on devient forgeron! Au plaisir

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